Voici un bref aperçu de la présentation...
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Pendant quelques minutes, imaginez maintenant une rue de gravier, communément appelé macadam ; sur cette même rue, un homme à bicyclette va de poteau en poteau allumer les réverbères et au loin, une carriole approche, tirée par deux chevaux. Sur le siège, un homme de forte carrure, au port altier, presqu'un géant, conduit ses bêtes vers un repos bien mérité.
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Ce colosse s'appelle Léonidas Leclerc, il est le fils de Nérée Leclerc et Zéphirine Laliberté. Il va bon trot rejoindre sa fidèle épouse Fabiola, fille de Eugène Parrot et Nathalie Langlois. Ils se sont mariés en 1904, ont déménagé à Biddeford, Maine, et ouvert une fromagerie. En 1906, avec leur fille Marthe, ils débarquent à La Tuque, petite mission peu habitée mais dont l'activité forestière,
la drave et les chantiers, ainsi que le commerce des fourrures, en font un nouveau « Klondike ». La colonie s'active, grandit, ouvre ses portes à tous et Léo Leclerc sera un des pionniers de la future municipalité. Il oeuvre dans différents commerces, se succédant ou se chevauchant l'un aux autres : permis de vente de boisson alcoolisée, hôtellerie, vente et/ou location de chevaux avec le véhicule approprié aux circonstances, vente de bois,
de charbon, etc. Léonidas, tout en pourvoyant au bien-être familial, devient donc une figure légendaire au niveau du commerce. Outre son sens des affaires, sa force physique, sa jovialité, sa franchise et son honnêteté en font un homme et un ami recherché.
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Fabiola et Léonidas auront onze enfants: Marthe, Clémence, Jean-Marie, Grégoire, Gertrude, Félix, Cécile, Thérèse, Gérard, Brigitte et Sylvette. Chacun à sa manière, sera un Leclerc, un homme ou une femme portant fièrement sa destinée, le dos droit, avançant même dans l'incertitude. Cet inconnu, le petit Filou ne voudrait jamais le connaître : douze ans est l'âge idéal ! Pourquoi vieillir ?
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Un jour, quelques chiens esquimaux ont guidé ton « traîneau de fer » vers les études supérieures afin de devenir, tout comme ton frère Grégoire, un « envoyé de Dieu ». Et tu sentais cette vocation en toi: faire connaître l'humanité,
les forces et les faiblesses des hommes, essayer d'ouvrir les yeux et l'esprit des gens comme jadis ta mère le faisait ; cette vocation, tu l'as trouvée dans
les mots. Des mots simples, frais comme la rosée, profonds comme l'insondable, générateurs comme l'eau du barrage.
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La digue avec cédé, Félix Leclerc, le Canadien, était né, se laissant porter par le courant, dérivant parfois, incertain des remous, mais avec toujours un pied à gué pour changer de cap et flotter vers de nouveaux horizons.
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Chansonnier, poète, écrivain, dramaturge, telles sont les épithètes qui ont été conférées à l'homme et comme dans chaque être humain subsiste un enfant, cher Félix, tu as toujours eu tes douze ans...jusqu'à tes soixante-quatorze ans.
Et lorsque s'ouvre Pieds nus dans l'aube, le lecteur devient un habitant de la rue Claire-Fontaine, heureux de t'avoir connu.
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Cet auteur, compositeur et interprète originaire de La Tuque est un personnage d'intérêt dans notre région. Le circuit thématique Félix-Leclerc est basé sur son roman « Pieds nus dans l'aube », publié en 1946. Les visiteurs pourront dorénavant faire le parcours à travers la ville et ses environs comme l'a fait Félix pendant son enfance.
Le départ du circuit se fait du centre Félix-Leclerc où des animateurs font revivre quelques instants d'histoire et de culture de notre région. Par la suite, les visiteurs suivent un trajet établi dans le roman de Félix. Des panneaux d'interprétation citant des passages du livre permettent de retourner à l'époque de Félix et ainsi admirer les lieux avec son regard.
Des cassettes audio, disponibles au centre Félix-Leclerc moyennant un dépôt, complètent l'information du dépliant qui guide les touristes dans le circuit. Un service de guides est disponible pour des groupes, partant du centre Félix-Leclerc, sur réservation.
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L'église Saint-Zéphirin, oeuvre de l'architecte Helwidge Laberge, fut construite en 1930 et bénie par Mgr Louis Rhéaume en 1931. Le style de l'église est mi-renaissance, mi-roman.
En 1944, le curé Louis Caron entreprit la décoration intérieure. Il fit appel à un artiste de renom, M. Albert Gilles. Il réalisa les cuivres que nous trouvons à l'intérieur de l'église et eut la responsabilité des verrières fabriquées par la Maison Maumejan de Paris. Les travaux s'échelonnèrent sur une période de plus de 14 ans. Les portes d'entrée, de cuivre repoussé, pèsent 1/2 tonne chacune.
En 1958, la fabrique procéda à la réfection de la façade de l'église. L'incendie de 1961 fut l'occasion d'ajouter du marbre sur les murs et une murale, oeuvre de Walter Del Mistro. Les stations du chemin de croix sont en cuivre repoussé sur un fond de coquilles d'oeufs écrasées en morceaux.
En 1962, la paroisse acquiert un nouvel orgue de Casavant Frères limitée de Saint-Hyacinthe. Cet orgue est d'harmonisation française et néo-classique de 52 jeux et se compose de 4 230 tuyaux. Le mécanisme de l'orgue est électro-pneumatique.
Des autovisites sont disponibles durant les mois de juillet et août ; de 9h30 à 11h30 et de 14h à 16h
Ces visites sont gratuites, cependant, il est important de téléphoner au
819 523-3166 avant de se rendre à l'église.
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